Psychiatrie publique 93

Coordination à l'action sociale

La Coordination de l’action sociale a été créée en 2003 durant la période de réalisation du précédent projet d’établissement avec comme objectif de doter l’institution d’un outil d’organisation et de développement de l’action sociale au service des usagers.  

Le projet de service

Il est fondé sur la valorisation de l’action sociale dans le cadre du projet d’établissement dont découlent trois niveaux de missions :  
•Par délégation du DRH, une mission de Gestion de Ressources Humaines concernant les professionnels socio-éducatifs,
• Sur le plan institutionnel, un rôle de référence sur tout projet intégrant un axe d'amélioration de la réponse sociale,
•Au niveau départemental, des mandats de représentation de l'établissement lors des rencontres avec les partenaires extérieurs de l’action sociale et une participation aux actions d’amélioration des partenariats psychiatrie/action sociale.  

Sur le plan institutionnel,

La place et le rôle de la coordination de l’action sociale dans l’élaboration et la réalisation des projets est bien intégrée : la précarité, les problématiques sociales des patients, la connaissance des interlocuteurs sociaux départementaux, la collaboration à développer avec nos partenaires sociaux et médico-sociaux sont autant de domaines où son expertise est sollicitée.  

Nous pouvons notamment citer l’ouverture de la MAS, les différents dossiers conduits par la Direction qualité, gestion des risques, affaires juridiques et relations avec les usagers, et dernièrement, la contribution à la création de l’équipe « Permanence psy précarité ».  

La collaboration étroite et soutenue avec le DIM est à souligner, notamment, au travers des études annuelles conduites par la coordination de l’action sociale avec des professionnels socio-éducatifs travaillant dans les secteurs :« Travail social et partenariat », « Profil des patients suivis socialement dans les secteurs », « Travail effectué par les assistants sociaux avec la cellule familiale », « Bilan 2007 concernant les orientations de patients hospitalisés au long cours vers des lieux de vie relevant du médico-social », « Enjeux de la réforme de la protection juridique des majeurs pour le travail social en psychiatrie », « Suivi d’adolescents en psychiatrie : spécificités du travail socio-éducatif », « Etude précarité/hébergement ».

En ce qui concerne plus particulièrement les assistants sociaux, il faut rappeler qu’ils se situent dans les équipes de soins psychiatriques à une place charnière entre le soin et le social. Leurs missions est de rechercher la meilleure inscription possible de l’usager dans le tissu social, et ce, en articulant leur action avec l’ensemble des interlocuteurs du champ de la santé mentale. Cela nécessite de savoir combiner des logiques différentes et de trouver l’articulation entre le soin et le social, entre le dehors et le dedans, entre les effets de la pathologie mentale et les contraintes de la vie courante, entre le patient et son environnement familial et amical. C’est à partir de cette pratique que les études proposent une analyse et des préconisations au service de la dynamique institutionnelle.    

Au niveau départemental,
La coordination de l’action sociale, de par sa position transversale située à l’interface entre le sanitaire, le social et le médico-social, est très engagée dans la dynamique de développement des partenariats.  

Nos patients sont les usagers des institutions et associations de droit commun et ils doivent être au centre d’un travail partenarial visant une meilleure synergie des actions. La nécessité de développement d’une pratique plus ouverte aux acteurs sociaux hors champ sanitaire est  ainsi clairement affirmée.     En particulier, il faut citer le fort investissement à la démarche de concertation action sociale/santé mentale initiée en 2005 par la DDASS 93 dont l’objet est de rechercher une meilleure articulation entre le social et la psychiatrie.

La commission départementale santé mentale/action sociale travaille selon trois axes:
• L’instauration de processus de concertation locale pluri institutionnelle à l’échelle du secteur de psychiatrie, notamment par le biais des RESAD (Réunions d’Evaluation des Situations d’Adultes en Difficultés),
• Le développement de stratégies de liaison, notamment par la création d’équipes mobiles  « psychiatrie et précarité » (EMPP) et d’une Permanence d’Accès aux Soins de Santé (PASS) psychiatrique,
•  Le renforcement du partenariat grâce à la mise en place de la Formation Action Sociale/Santé Mentale destinée aux professionnels de l’action sociale.   C’est sur ce dernier axe que la coordination de l’action sociale est particulièrement impliquée puisque, dès l’obtention de la première subvention PRSP en 2006, le groupe d’appui psychiatrie-précarité a délégué la responsabilité d’un programme de formation à l’EPS de Ville Evrard qui a donné mandat à Mme Laffaille, coordinatrice de l’action sociale, pour conduire le projet. Cette formation a reçu le Grand Prix ANFH en 2008 (cf. articles parus dans les revues professionnelles.).   Il s’agit d’une action d’information, de sensibilisation et de formation des acteurs non sanitaires au repérage de la souffrance psychique. Elle vient en appui à la démarche globale d’amélioration des partenariats entre l’action sociale et la psychiatrie de  Seine Saint Denis. L’objectif est d’œuvrer au décloisonnement des institutions en établissant des jonctions entre les professionnels. En 5 ans, plus de 400 personnes ont pu la suivre. Chaque année, une liste d’attente d’une quarantaine de personnes est constituée.  

De nombreuses autres actions visant une amélioration des collaborations avec des institutions et structures sociales et médico-sociales sont menées tant sur des dossiers spécifiques nécessitant une collaboration opérationnelle que sur des projets de création de structures sociales ou médico-sociales avec lesquelles nos secteurs ont vocation à travailler.

Pour illustrer cet engagement, on peut noter notamment :  
• Le service des personnes handicapées du Conseil Général 93 : Participation à l’élaboration du schéma départemental des personnes handicapées (2007/2011 et 2011/2015) ainsi que la collaboration au groupe de travail sur "Constituer une offre adaptée aux personnes souffrant d'un handicap psychique". Les réflexions de ce groupe ont donné lieu à la rédaction d’un livret « 29 clefs pour faire avancer la réflexion sur les besoins des personnes handicapées psychiques en Seine Saint Denis » accompagné d’une charte partenariale santé mentale/action médico-sociale (cf. documents joints).  

• Les structures d’hébergement : Travail permanent avec l’association « Interlogement 93 » et l’AORIF. Participation à l’organisation du Forum habitat et santé mentale programmé en 2010. Partie prenante de la mise en place du SIAO (Service Intégré de l’Accueil et de l’Orientation) dans le 93. Travail avec l’Amicale du Nid qui a ouvert en mai 2009 une maison relais à Epinay sur Seine. L’objectif actuel est de formaliser le travail engagé avec le secteur G03 en signant une convention.  

• Les services dédiés aux publics précaires : Circonscription spécialisée « précarité » du CG 93. Service LHSS Les voisins (Lits Halte Soins Santé) de Saint Denis dépendant de SOS habitat.  

• Les associations : Travail avec l’UNAFAM 93. Accompagnement technique du GEM (Groupement d’Entraide Mutuelle) de Saint Denis puis celui de Montreuil aboutissant à la signature de conventions avec l’EPS Ville Evrard. Accompagnement technique de projets SAVS (Service d’Accompagnement à la Vie Sociale) portés par des associations.  

• Les professionnels de l’enfance : Rencontres de réflexion partenariale entre l’ADSEA 93 (Association Départementale de Sauvegarde de l’Enfance et de l’Adolescence) et des secteurs adultes autour de situations d’enfants de parents malades mentaux.  

Cette présentation synthétique de l’action de la coordination de l’action sociale témoigne de la variété des axes d’interventions au service des patients. La collaboration entre le sanitaire, le médico-social et le social est en évolution très notable ces dernières années. Il est souhaitable que cet engagement soit partagé par le plus grand nombre. Décloisonner sans perdre nos spécificités : c’est notre pari commun sur l’avenir.

Mars 2011

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