Publications dans la presse professionnelle
Plusieurs professsionnels de l'établissement sont des contributeurs réguliers de revues soit en tant que membres de comités de rédaction soit en tant que rédacteurs. Le centre de documentation recense les parutions des articles et les met à disposition des personnels et visiteurs au centre de documentation. Il fait de même pour les ouvrages.
Publications 2012

CHEBILI Saïd
Malaise dans la psychiatrie
Paris : L’Harmattan, 2012, 200p.
Selon l’auteur, le malaise épistémologique actuel dans la psychiatrie provient de ce que la psychiatrie a perdu sa polarité entre un pôle scientifique et un pôle plus métaphysique. En effet, les neurosciences occupent le champ théorique et dominent tous les autres courants. L’auteur s’est attaché à établir la genèse de la conquête psychiatrique. L’histoire débute avec Pinel, chez lequel la psychiatrie était plurielle dans sa théorisation même. Il a choisi comme deuxième étape deux mouvements qui ont marqué la psychiatrie du dix-neuvième siècle : la théorie de la dégénérescence et la doctrine des localisations. La première avec Morel, puis Magnan. La seconde avec Gall et avec Broca qui lui ont donné ses lettres de noblesse. Ces deux courants s’opposaient en des débats vifs. La dualité de la psychiatrie en faisait une discipline à l’autorité largement reconnue. Ensuite, Henri Ey a forgé l’organo-dynamisme avec lequel il souhaitait réduire le dualisme cartésien qu’il jugeait psychiatricide. L’auteur a passé au crible de sa critique le rapport de Ey à Descartes. Ey a incontestablement fait œuvre de pionnier avec l’organodynamisme, qui a été la référence de générations de psychiatres. Mais l’auteur montre que son oeuvre n’a pas eu le succès escompté du fait justement de la réduction de la tension entre l’organicisme et le psychodynamisme. Pour surmonter le malaise dans la psychiatrie, l’auteur propose une nouvelle figure du savoir avec la restitution de la polarité. Il décrit ce que ces deux pôles peuvent être. [résumé d’éditeur]

L’ENCEPHALE
2012, Article prochainement disponible
Efficacité clinique et obtention d’une rémission complète dans la dépression : intérêt de l’escitalopram
Auteur EPSVE : FAVRE Pascal
La dépression majeure, d’autant plus qu’elle est sévère, entraîne un retentissement fonctionnel et social important, associé à une morbimortalité accrue. L’observance thérapeutique, largement tributaire de la tolérance, est cruciale pour les traitements médicamenteux antidépresseurs de longue durée. Les études publiées révèlent des différences importantes, cliniques et statistiques, entre les différents antidépresseurs. La méta-analyse en réseau de Cipriani et al. (2009) valorise l’escitalopram et la sertraline en termes d’efficacité clinique et d’acceptabilité à huit semaines. L’analyse poolée de Kasper et al. (2009) met en exergue une meilleure efficacité et tolérance à six mois de l’escitalopram comparé à la paroxétine. L’analyse poolée de Wade et al. (2009) portait sur quatre essais randomisés d’une durée de six mois dans la dépression, en double insu, vs comparateurs actifs. Les facteurs permettant de prédire une rémission sur le long terme dans la dépression étaient les suivants : un début de réponse à l’antidépresseur dès la deuxième semaine, une réponse qui se maintient à la huitième semaine et une observance thérapeutique prolongée pendant six mois. En outre, quel que soit le bras de traitement, un traitement prolongé était associé à une amélioration plus marquée de tous les symptômes cliniques. Après six mois de traitement, seuls 15,9 % des patients sous escitalopram avaient interrompu leur traitement contre 23,9 % des patients sous comparateurs poolés (p <0,001). Cette revue partielle de la littérature montre qu’il est nécessaire de retenir une définition exigeante de la rémission dans la dépression. À cet égard, l’escitalopram, permettant une rémission à la huitième semaine et dont l’acceptation par les patients est très favorable, se révèle un choix des plus pertinents pour un traitement antidépresseur, aussi bien en phase aiguë qu’à long terme (résumé d’auteur)
L’ENCEPHALE
2012, article sous presse, disponible en ligne depuis le 23 janvier 2012
Évaluation de la prescription d’antipsychotiques en médecine générale : conséquences métaboliques
Auteur EPSVE : SARAVANE D/GIGNOUX FROMENT F/DE MONTLEAU F/VERRET C
Les antipsychotiques de seconde génération ont amélioré de façon considérable les conditions de vie des patients atteints de pathologie mentale sévère. Certains d’entre eux entraînent une prise de poids qui peut être importante avec des complications métaboliques graves. De plus, ils sont prescrits à des patients vulnérables, présentant de nombreuses comorbidités et un taux de mortalité cardiovasculaire élevé. La prévention du syndrome métabolique par des mesures simples permet d’améliorer la santé physique des patients. Parmi les acteurs de cette prise en charge, les médecins généralistes sont des partenaires privilégiés pour les psychiatres. Afin d’évaluer les pratiques actuelles en médecine générale dans le champ de la psychiatrie, nous avons interrogé 204 médecins généralistes des Hauts-de-Seine ayant accepté de participer à l’enquête. Les résultats montrent que bien que prescripteurs d’antipsychotiques, les médecins généralistes manquent d’informations sur ces molécules et sur la prévention de leurs effets indésirables. Parmi eux, le syndrome métabolique est encore peu dépisté par les médecins généralistes, à qui font souvent défaut les conseils et recommandations à ce propos de la part des psychiatres traitants. En conclusion, nous proposons d’améliorer l’information des médecins généralistes sur leur rôle dans la prévention du syndrome métabolique et de sensibiliser psychiatres et médecins généralistes sur la nécessité d’une prise en charge conjointe et coordonnée des patients atteints de pathologie mentale sévère. [résumé d’auteur]

L’INFORMATION PSYCHIATRIQUE
2012, vol 88, n°1, pp. 5-38
Perversions (1) [dossier]
Auteur EPSVE : WELNIARZ Bertrand ROUDINESCO Elisabeth / MEDJDOUB Hasnia / WAGNER Chantal / JOVELET Georges
L’INFORMATION PSYCHIATRIQUE
2012, vol 88, n°1, pp. 13-20
Du jeu sexuel à l'agression entre enfants du même âge en 'période de latence' : réflexion à partir d'une population d'enfants hospitalisés pour troubles du comportement
Auteur EPSVE : WELNIARZ Bertrand / MEDJOUB Hasnia
Les auteurs proposent une réflexion sur la limite entre le jeu et l’agression sexuelle entre enfants du même âge. L’article s’appuie en premier lieu sur une étude bibliographie du développement de la sexualité infantile à partir des concepts psychanalytiques. La limite entre jeu et agression sera abordée à la fois sur des critères psychopathologiques, sociologiques, statistiques et comportementaux. Des vignettes cliniques illustrent des situations rencontrées en hospitalisation temps plein de pédopsychiatrie. L’article conclut sur la nécessité d’un travail associant l’approche thérapeutique et éducative et sur l’analyse des contre-attitudes des adultes devant ces comportements. [résumé d'auteur]

SANTE MENTALE,
2012, n°165, pp.42-51
Les passages à l'acte criminels
Auteur EPSVE : ZAGURY Daniel
Quelle est la démarche à l'œuvre, les motivations d'un individu au moment d'un meurtre ? Peut-on repérer des éléments présents avant un crime ? Au travers de multiples cas, l'auteur étudie le passage à l'acte criminel psychotique, paranoïaque, infanticide, passionnel, pervers, afin d'en dégager les éléments cliniques et psychodynamiques [résumé d'auteur]

SOINS PSYCHIATRIE
2012, n°278, pp. 14-18
Paranoïa et persécution
Auteur EPSVE : LALLART Xavier
L'idée de paranoïa existe depuis l'Antiquté, mais ce n'est qu'à partir du XIXème siècle que les psychiatres commencent à s'y intéresser et à chercher à la décrire. Le délire et le sentiment de persécution sont communs chez tous les paranoïaques. Les origines de la maladie sont à chercher dans la stucture psychique du patient. L'établissement et le maintien d'un contact avec un soignant permettent, entre autres, de lui venir en aide.
SOINS PSYCHIATRIE
2012, n°278, pp. 37-40
Les gîtes thérapeutiques en pédopsychiatrie
Auteurs EPSVE : DALMAZZO Mireille / PERSONNE Dominique / FOUCHARD Michel/ HERON Laurence/DUCLO-FONTAINE Marie-Madeleine/RICHARD Fabienne
Le séjour en gîte thérapeutique est un projet animé par une équipe pluridisciplinaire. Il permet à l'enfant d'expérimenter la notion de plaisir et de développer son niveau de socialisation, sa personnalité et son autonomie, en dehors du cadre familial. Pour les équipes soignantes, il fournit un matériel clinique riche et renforce la dynamique d'équipe. [résumé d'auteur]
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