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L'e.magazine de l'établissement public spécialisé en santé mentale Ville-Evrard

Psychiatrie publique 93

Publications dans la presse professionnelle

Plusieurs professsionnels de l'établissement sont des contributeurs réguliers de revues soit en tant que membres de comités de rédaction soit en tant que rédacteurs. Le centre de documentation recense les parutions des articles  et les met à disposition des personnels et visiteurs au centre de documentation. Il fait de même pour les ouvrages.


ESTANO Nicolas
Homicide maquillé et suicide : complémentarité de la suicidologie, de la criminologie et de la médecine légale
REVUE DE MEDECINE LEGALE, 2017, n°1,pp.32-43

Il existe quatre grandes causes de mortalité : par blessure accidentelle, par blessure auto-infligée (suicide), par blessure infligée par autrui (homicide) et par dégradation ou maladie naturelle. Dans le cas des meurtres maquillés en suicide, les intentions criminelles cherchent parfois à faire passer un homicide pour une autre causalité de mortalité. L’article propose une synthèse des connaissances de la psychologie scientifique en matière de préparation d’un suicide afin d’extraire des indices discriminant un suicide réel d’un suicide maquillé. Premièrement, la méthode de l’autopsie psychologique permet de reconstituer la psychologie du sujet au moment de sa mort. Deuxièmement, la reconstitution suicidaire procure des éléments importants pour déterminer l’existence d’un processus suicidaire à travers cinq grands comportements préparatoires : (1) la mise à disposition, (2) la simulation motrice, (3) la préparation cognitive, (4) la menace suicidaire, (5) la préparation de la mort. Troisièmement, l’analyse de la scène de crime nécessite une investigation précise de la disposition du corps et de la qualité des blessures. Quatrièmement, des indices psychologiques généraux peuvent être considérés pour suspecter une dissimulation d’homicide ou la plausibilité d’un suicide. Certains de ces éléments suicidaires peuvent être falsifiés par l’auteur du crime et méritent d’être interprétés avec prudence. [résumé d’auteur]

HAUSTGEN T
Les discussions sur les classifications psychiatriques à la Société médico-psychologique (1860-2014)
ANNALES MEDICO PSYCHOLOGIQUES,  
2017, n° 2, 165-172 .
http://www.em-premium.com/article/1104144


La Société Médico-Psychologique (SMP) a consacré au xixe siècle deux séries de séances de plusieurs mois à discuter des classifications. En 1860–1861, le discours de Jules Falret recommande de privilégier l’étude de l’évolution des pathologies sur celle de leurs caractéristiques psychologiques (Delasiauve). Il consacre le passage de l’aliénation mentale unitaire aux maladies mentales multiples et conduit au déclin des monomanies. Les critères étiologiques de Morel sont discutés. De même, en 1888–1889, la classification de Magnan, axée sur le concept de dégénérescence que présente son élève Paul Garnier, n’est pas admise par tous. Ses opposants proposent des classifications symptomatiques (Dagonet, Ball) ou anatomiques (Voisin, Luys). Les discussions aboutissent à une impasse, mais consacrent le terme de psychose. C’est seulement trois quarts de siècle plus tard que la SMP débat à nouveau de nosologie. Sept séances d’une journée (deux en 1994) ont lieu entre 1966 et 2014, suscitées par des innovations cliniques ou la parution de classifications officielles, françaises ou internationales. En 1966, on discute des avancées induites par la psychopharmacologie et les statistiques. En 1978, la classification de l’Inserm est comparée à l’ICD-9 et au DSM-III, en préparation. En 1988, on débat de l’application en pratique clinique du DSM, mais on communique toujours sur la classification française des délires et sur les paraphrénies. En 1994, la transnosographie trace des pistes pour une classification dimensionnelle et non plus catégorielle. En 2001, puis en 2010, sont présentées deux versions révisées de la CFTMEA. En 2014, une séance est consacrée au DSM-5. Les intervenants s’accordent depuis cinquante ans sur l’intérêt des classifications mixtes (symptomatiques, évolutives, étiologiques), sur l’inutilité de révisions trop fréquentes, sur un besoin de consensus et de simplification.

CASTAIGNE E, HARDY P, MOUAFFAK F
La veille sanitaire dans la prise en charge des suicidants. Quels outils, quels effets, comment les évaluer ?
L’encéphale, 2017, n°1, pp.75-80
http://www.em-premium.com/article/1103979

 

La majorité (60 à 70 %) des suicidants pris en charge en milieu hospitalier est orientée vers un retour à domicile. La prise en charge post hospitalière vise à prévenir les récidives suicidaires en réduisant les facteurs de risque suicidogènes, tels que les troubles psychiatriques et les facteurs de risque psychosociaux. Le faible engagement des suicidants dans les soins proposés (effectif dans 10 à 50 % des cas) représente toutefois un facteur limitant pour l’efficacité de ces prises en charge. Depuis plus de 20 ans, celles-ci font l’objet d’études centrées sur des dispositifs dits de « de veille sanitaire », qui incluent des dispositifs tels que les services d’accueil téléphonique, les adressages de courriers, les rappels téléphoniques programmés et les visites à domicile. Les difficultés méthodologiques soulevées par de telles études expliquent pour une bonne part l’hétérogénéité des résultats observés. L’efficacité de ces dispositifs sur la récidive suicidaire à moyen terme (12 à 18 mois) n’a ainsi pas été confirmée. Leur efficacité, en termes, d’engagement des patients dans les soins post hospitaliers, n’a fait l’objet que de peu de travaux, ce qui explique en partie l’absence de résultats concluants en la matière. Faciles à mettre en œuvre, relativement peu coûteux, très bien acceptés par les usagers, ces dispositifs devraient connaître un développement de leur utilisation et faire l’objet de nouvelles recherches focalisées sur l’engagement dans les soins.

GREACEN Tim, WELNIARZ Bertrand, PURPER-OUAKIL Diane, WENDLAND Jacqueline, DUGRAVIER Romain, SAÏAS Thomas, TERENO Susana, TUBACH Florence, HADDAD Alain, GUEDENEY Antoine, CAPEDP STUDY GROUP
Best practice in individual supervision of psychologists working in the french  capedp preventive perinatal home-visiting program: results of a delphi consensus process
INFANT MENTAL HEALTH JOURNAL, 2017, n°1


 

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